Moi et la guitare basse : Pourquoi, comment?

C’est une question que l’on m’a souvent posé, et qui finalement m’a souvent interpellé, surtout par la volonté de vouloir jouer cet instrument. Pourquoi cet instrument? Comment cela s’est passé pour que je puisse avoir cette envie? Un "petit" conte sur ma vie et la guitare basse. Attention, c’est très très long. Bon courage à vous !


Des débuts difficiles

Ba oui il faut bien commencer par ça ! Pour arriver à apprécier la basse, il faut d’abord passer par de nombreux événements… Je ne vais pas me cacher, je vais dévoiler toute mon expérience musicale.

J’ai longtemps grandi sous les influences musicales de mon grand frère et de ma grande soeur, jusqu’à mes 15-16 ans où j’ai moi-même pris mon propre chemin (oui c’est tard certes, mais il y a une explication à tout cela). J’ai d’abord passé mon enfance (jusqu’à 10-11 ans environ) avec ma soeur sous ses airs pop et rnb, entre Christina Aguilera, les Spice Girls ou encore Britney Spears. Un peu baladé par toute la vague médiatique de ces "musiciens" de merde des années 90, et je dois dire que je ne connaissais que ça, et les vieilles musiques françaises des années 80 que mes parents me rabâchaient sans cesse.

Alors que je prenais mon "kiff" sur "Hit Me Baby One More Time" de madame Spears, mon frère m’a pris sous son aile et n’a pas voulu que je finisse dans les rues des Marais de Paris. Il m’a alors éduqué le Rap français (10-14 ans), d’une main de fer. Je n’avais le droit qu’à ça. Entre temps, je passais beaucoup de mon temps à regarder M6 music le soir, avec des groupes que je détestais : "Daft Punk et son Around The World, Jamiroquai et son Virtual Insanity, Phoenix et son If I Ever Feel Better : Qu"est-ce que c’est que ces bouses?! Musiques de tarlouzes !".

Le tournant

Alors que j’étais forcé d’écouter ces musiques dont certains pouvaient me plaire, je ne prenais finalement aucun plaisir à écouter tout ça (pour divers raisons). Et quelques années plus tard (vers mes 12-13 ans), mon voisin me fait découvrir un tout autre genre musical auquel j’ai tout de suite adhéré : Le Neo-métal, plus précisément Linkin Park. Le groupe était en pleine explosion et j’ai vite adhéré, mais je devais me cacher de ça par rapport à mon frère, qui était catégorique quant à ce genre de musique.

En même temps, je découvre les yeux ébahis l’excellentissime mélange franco-nippon entre les Daft Punk "Discovery’ et des clips pris en charge par l’exceptionnel Leiji Matsumoto (créateur du manga Albator). Étant très tourné vers les mangas et le dessin, j’ai vite accroché à ces "dessins animés" dont je ne pouvais plus m’en passer (plus sur les dessins animés que sur la musique d’ailleurs…). Je passais mes nuits à attendre sur M6 Music que les clips montrent le bout de leur nez.

Le décollage

Je vous rassure, l’histoire sur mes expériences musicales prend "bientôt fin". Quelques années passent, et je prends le goût de la house, de la techno, et surtout, surtout : de la French Touch. Tiré par deux genres complètement opposés, la French Touch et le rock/métal (autant le rock américain que le rock japonais), je prends le goût de secouer ma tête au plus loin possible lors de chaque passage d’"Around The World" de Daft Punk et d’un tout autre tas de groupes.

La découverte de la basse

Deux ans passent et je ne cesse de me remplir la tête de tous pleins de groupes de rock/métal. Puis sans vraiment l’expliquer, je suis attiré par ce son chaud et rond que l’on entend derrière, couvert par l’instrument emblématique du rock : la basse. J’écoutais à fond l’Arc-en-Ciel, un groupe de rock japonais extra connu au pays du soleil levant. Leur bassiste, Tetsuya, sait faire chanter sa basse par un arpège unique, entraînant et difficile à suivre. Un des meilleurs bassistes du Japon selon moi, et qui poutre totalement une bonne partie des bassistes du rock occidental, les doigts dans le nez. J’ai vite été séduit par cet instrument. C’est là qu’est né cette envie de jouer de la basse.

A côté, forcément je découvre le bassiste le plus médiatique qui joue dans un groupe qu’on ne présente même plus : Les Red Hot Chili Peppers et Flea. Pas grand chose à dire sur ce groupe, si ce n’est que je me mets à vraiment les écouter que seulement à mes 17-18 ans avec Stadium Arcadium, où je tombe amoureux de "Torture Me". Lorsque je l’avais écouté, je l’avais annoncé à mes amis : "Celle là quand je ferai de la basse, je la jouerai".

Cette envie de jouer la basse ne faisait que m’envahir au fil du temps. Je m’éparpille dans tous les sens dans le rock, mais le mal-être que je ressentais se faisait dans la transparence du bassiste dans ces groupes : Soit on ne l’entendait jamais, soit il ne faisait pas d’efforts de jouer quelque chose de plus dansant. C’est là que je redécouvre le groupe mythique de l’acid jazz des années 90 : Jamiroquai. J’avais 19 ans, et je ne pouvais plus me passer de ce groupe, que j’écoute d’ailleurs en ce moment non-stop. On entend un bassiste plein d’entrain, dansant, puissant, varié, bref, trop de termes pour décrire un Stuart Zender ou un Paul Turner. Ils représentent l’amour, la vie. Ca paraît bateau et très hippie certes je vous l’accorde, mais prenez cette attention de les écouter, par exemple Don’t Give Hate A Chance et Falling, vous aurez les deux.

(C’est marrant comme on peut changer n’est-ce pas? Jamiroquai et Daft Punk sont deux groupes phares que je porte très très cher à mon coeur alors qu’à l’époque je les haïssais)

La consécration

Ce moment est le paroxysme de ma certitude à vouloir pratiquer cet instrument. Pourquoi pas la guitare? Instrument symbolique du rock, de la révolte et j’en passe. Oui c’est vrai qu’à la base je voulais faire de la guitare (au CM2).  Mais finalement, les pratiquants de la guitare sont trop nombreux, soit ils sont des Jason Mraz, avec leur crincrin sur la plage à jouer de la merde et à passer pour des Brandon (des surfers australiens munis de leur planche et de leur guitare folk), soit de bons guitaristes, mais il y en a trop et je n’aimais pas ça (les cordes sont trop collées entre elles et je n’arrivais pas à faire les accords).

La guitare, c’est crier, c’est s’exposer, c’est se montrer, ça a un côté électrique et révoltée.
La basse, c’est chaud, c’est discret, ça vous fait danser, c’est funky. Ça vous fait l’amour quoi merde (écoutez Talullah de Jamiroquai par exemple) ! C’est classe, sobre, efficace, puissant, sensuel. Tellement de choses que la guitare ne peut pas faire. Ça peut également être ultra percutant avec le slap. Enfin bref, c’est un autre style, je voulais absolument "refaire" comme Tetsuya de l’Arc-en-ciel, de Stuart Zender de Jamiroquai ou de Flea des Red Hot, je ne voulais pas jouer du Hammett (Metallica) ou autre. C’est pour les gens qui ont la classe tout simplement.

Puis pour mes 20 ans, âge symbolique, j’ai voulu une basse, que j’avais demandé à ma sœur et à mon frère de m’offrr. Je n’avais encore jamais essayé cet instrument de toute ma vie. Mais je savais que ça allait fonctionner. Même sans aller dans les magasins pour en tester ne serait-ce qu’une basse. J’étais convaincu.

La Cort Action Bass 4 arrive, et là je savoure, je suis conquis, et je continue ma route du groove.

Voilà ! Désormais vous savez toute mon histoire musicale, et ce par quoi je suis passé, entre les moments difficiles jusqu’à la consécration, ce qui m’a poussé à faire de la basse, et ce qui continue de me faire avancer.

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