Tribute to… IAMX (+ Nouvel Album, Volatile Times)

IAMX a donné un concert il y a deux jours (dont je vais en faire part dans un prochain article), et c’était l’occasion de relancer le billet "Tribute to…", où dernièrement Oceansize était mis en avant. Inconnu des médias, IAMX est un projet musical dont le maître des clefs n’est autre que l’anglais Chris Corner, groupe venu donc du Royaume-Uni. Silence ça joue !

Formé en 2004 par Chris Corner, cet homme aborde de nombreux sujets tels que les différentes pratiques du sexe, la mort, l’intoxication de stupéfiants, la bisexualité, la décadence, l’obsession, l’aliénation et quelques vagues allusions à la politique.

Un mélange entre la pop, le rock, et l’electro (voire même du métal industriel à certains moments), IAMX n’hésite pas à se propulser vers d’autres genres et à en mélanger certains : un genre finalement bien à part des autres. A tout ces "stéréotypes musicaux" s’ajoute sa somptueuse et puissante voix, faisant toute la différence. Une fois "sexuelle" (comme dirait l’autre), avec des facilités indécentes à chanter tous les sons possibles à imaginables.

Les albums se ressemblent mais se diversifient à la fois, même si les grands traits de son style sont l’électronique mélangé à sa voix lyrique, rythmée par des percussions de tout genre. Il se dit être sa propre source d’inspiration, même s’il ne faut pas se le cacher, il y a clairement du Nine Inch Nails derrière tout ça.

Volatile Times (2011)

Le quatrième album du groupe est sorti il n’y a pas très longtemps (18 mars 2011), deux ans après la sortie de Kingdom of Welcome Addiction, et il faut en parler. Mes avis, ma note.

 

L’album commence par I Salute You Christopher, titre calme et posé, on penserait à un hommage. Un départ très timide et inhabituel, mais qui explose de suite au titre suivant avec Music People, titre "névrosé" par ce fond sonore inquiétant et rythmé par ces basses très appuyées. Le quatrième album du groupe ne se cache il est clair, et montre clairement ses ambitions en enchaînant avec Volatile Times, le titre "album". La tension se relâche doucement avec Fire and Whispers avant de tomber dans le silence le plus total avec Dance With Me, pour repartir avec Bernadette, titre très inspiré du deuxième album et de son President, un des titres phare de The Alternative (2006). Puis à partir de là, la suite s’en retrouve "chaotique", par des mélanges de titres tous différents. Un second souffle qui pousse l’album vers sa fin, avec ses quatres titres Ghost of Utopia, Commanded by Voices, Into Asylum, et Cold Red Light. D’ailleurs, ces deux derniers morceaux cités tirent l’alarme, et annoncent le deuxième sommet de l’album : plus torturé et plus puissant. Quant à Oh Beautiful Town, il sait clore le spectacle par cette musique que l’on pourrait très bien entendre à la fin d’un film à l’eau de rose, ou même d’un film américain type Les Chevaliers Du Ciel (ou Corner avait réalisé un titre pour ce film) : Des instruments orchestraux accompagnés par des roulements de tambour. Sa voix ne finit plus de nous charmer et de nous bercer avec ce dernier titre, changeant complètement de registre par rapport aux quatre autres cités précédemment. Ce serait peut-être mal de dire qu’on sentirait une ressemblance à United States of Eurasia de Muse ou encore Corner of the Earth de Jamiroquai, mais c’est bien là.

Les titres les plus accrocheurs sont sans doute Music People, Volatile Times (logique?), Ghost of Utopia, peut-être voire plus. Mais à force d’écouter l’album, les autres reviennent à la charge et de manière très efficace, même si je poserai un bémol sur Dance With Me, titre le moins ambitieux de l’album pour ma part (il y a toujours un titre qui place le bémol dans ses albums). La surprise de l’album se tient dans sa voix notamment, où il pousse sa puissance au paroxysme, notamment dans Ghost of Utopia et dans Volatile Times (surtout dans celle-ci, où le chant devient un cri à certains moments, et c’est limite plaisant), comparable à Think of England. En plus de ça, l’album regorge bien plus de percussions et de "cymbales", ce qui peut être intéressant.

IAMX ne change pas sa recette, ou alors très légèrement (d’un poil de cul comme dirait l’autre). On ressent bien plus le côté électronique, condensé et fourmillant dans tous les sens, accompagné des guitares aux 300 effets, plus présentes également que lors des précédents albums. On note cependant la disparition de titre "mélancolique", un classique dans les albums d’IAMX. C’est dommage, mais rien n’enlève la magie de Volatile Times. Des titres variés, cherchant à chacun son rôle dans l’album et remplissant le contrat comme il le faut. Cet album est un coup de cœur, comme tous les autres d’ailleurs.

Ma note
*****

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