Justice "Audio, Video, Disco", mes impressions

Alors que j’ai changé de cap et que je suis désormais passé du groupe Printemps au groupe Virgin dans le cadre de mes études *N’y voyez aucune vantardise pour les plus cyniques*, voilà que j’ai eu l’honneur d’écouter le dernier album de Justice en avant-première à la rédaction de Virginmega (merci à Anthony !). Découvrez mes impressions à chaud de l’album, prévu dans les bacs pour le 24 octobre 2011.

1. Horsepower
2. Civilization
3. Ohio
4. Canon (Interlude)
5. Canon
6. On’n’On
7. Brianvision
8. Parade
9. Newlands
10. Helix
11. Audio, Video, Disco
12. Planisphere

Disco/Funky/Groovy apu !

Alors là c’est la débâcle, plus aucune rythmique disco, de basse super funky mis à part dans "Ohio" et dans "Helix" où j’ai pu noter un semblant de ligne cohérente, mais moins travaillé que dans l’ancien album. On perd nettement du côté disco et groovy du premier opus. Par contre, on sent énormément un squelette musicale similaire à "Cross", notamment dans la construction et dans l’ordre des titres où l’on sent tout de suite un  premier titre qui fait office d’intro dans les gènes d’un Genesis, toujours aussi conquérant à l’écoute, ou encore un titre coupé en deux (Canon), tel un Phantom en demi-teinte.

Sinon, la basse repointe le bout de son nez sur le dernier titre (Audio, Video, Disco), le temps d’aller pisser (1-2 minutes max). Et encore, le jeu est planant, pesant, mais colle bien à l’ambiance du titre.

De l’innovation réchauffée ?

La page du disco tournée, on voit beaucoup de références où on peut noter un emprunt excessif au rock progressif sur certains titres comme Brianvision ou dans Parade (King Crimson et Dream Theater, si vous passez par là…). Justice tente également par du sample qui fait beaucoup penser aux jeux vidéos rétro de l’époque SNES & cie, en mode 16 bits *I feel the geek inside hmm…*.

Par ailleurs on sent beaucoup la patte des années 80 entre le synthé cinglant, la techno pop de A-Ha et de son Take On Me, pour citer quelqu’un. Bien sûr, vous n’allez pas sentir un côté rétro-pop dégueulasse : tout est bien agencé et on sent que le groupe passe juste des années 70 aux années 80 pour le deuxième album tout simplement. Un petit clin d’œil peut-être à la musique pop anglaise ?

Sinon, le duo conserve ses vocales en delay (comme s’il y avait un léger écho), pour taper dans la légèreté et pour élever les morceaux dans un stade évanescent, éphémère, à apprécier telle la première gorgée d’une bière pression bien fraîche après une journée de boulot.

Coup de cœur ?

Si je dois noter des coups de cœur, les trois premiers titres m’ont beaucoup séduit. "Horsepower", jumeau de Genesis, m’a incroyablement plu et apporte un vrai poids à l’album. Il balaye le passage et affiche la couleur du bordel (même si on sent que l’album faiblit un peu plus tard). J’ai également beaucoup apprécié le single "Civilization" (forcément ?) qui a servi à la campagne d’Adidas et son "-is all in". Dans le chemin de "Horsepower", le titre hisse l’album dans sa justesse et ne fait que reprendre dans la continuité l’album précédent. "Ohio", dans sa touche groovy, ne peut que me plaire. J’apporte à mon panier deux derniers morceaux avec "Canon", qui joue dans l’ombre d’un Phantom et "Helix", qui m’a bien tapé dans l’œil par le mélange de plusieurs genres réunis en un seul morceau.

On doit en penser quoi finalement ?

Si vous êtes férus de la musique disco que Justice avait pour habitude de nous donner avec "Cross", l’album vous décevra très certainement. Après, le binôme français tente l’innovation et on sent un Gaspard Augé aux commandes avec ces nombreux titres très rock à la guitare criarde et révolutionnaire. Cependant à ne pas jeter la pierre tout de suite : le nouvel album de Justice reste très bon et s’impose dans son style. Et d’ailleurs, cela se prouve par le fait que lorsque vous l’écouterez la première fois, l’album vous passera sous le nez à une vitesse phénoménale, tout comme son aîné.

Ma note
*****

2 thoughts on “Justice "Audio, Video, Disco", mes impressions

  1. Alors déjà c’est Gaspard Augé et non pas Augier et quand je lis "plus aucune rythmique disco, de basse super funky mis à part dans « Ohio » et dans « Helix » où j’ai pu noter un semblant de ligne cohérente, mais moins travaillé que dans l’ancien album" j’ai envie de te demander si tu as des oreilles pour entendre des lignes de basse qui ne sont pas splapé ou aussi visible que le nez au milieu du visage ? Les basses dans On’n’On est absolument magnifique et pendant tout l’album elles sont placé rythmiquement de façon exemplaire même quand elle ne sont pas forcement mis en avant comme c’était (parfois trop) fait dans Cross. Et puis deuxièmement cet album ne contient aucun sample (TSUGI N 43).

    Un point intéressant dans ta critique tout de même, il est vrai que c’est un album qu’il faut écouter plusieurs fois pour réellement le comprendre.

    1. Merci de ta remarque, je corrige cela de suite !

      Sinon concernant la basse pour moi elle n’apporte pas autant que le précédent album. Oui j’ai des oreilles pour entendre autre chose que des sons slappés, mais justement dans ma remarque je disais qu’il n’y avait plus de véritable ligne funky comme ce que Cameron McLaughlin pouvait nous livrer. La fameuse rythmique dont tu parles est bien présente, mais pour moi cela fait plus référence au rock progressif, qui lui se base aussi énormément sur le jeu de batterie.

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