Muse "The 2nd Law"

Mes partiels venant de se terminer pas plus tard qu’hier (la raison pour laquelle le blog était bien vide ces derniers temps…!), j’ai foncé et j’en ai profité pour écouter le nouvel opus de Muse, intitulé "The 2nd Law". Ayant découvert Muse avec Black Holes and Revelations (2006), cela ne m’a pas empêché d’écouter tous leurs albums et d’apercevoir leur évolution. Tellement fier de pouvoir rejouer leurs morceaux à la basse à mes débuts, voilà que je dois faire face à leur nouvel album. Alors que donne ce sixième album  ? Résultat dans la suite de l’article ! (Je vous invite à lire la chronique de mon collègue Angry Jim sur Bring Me The Sound)

1. Supremacy
2. Madness
3. Panic Station
4. Prelude
5. Survival
6. Follow Me
7. Animals
8. Explorers
9. Big Freeze
10. Save Me
11. Liquid State
12. The 2nd Law: Unsustainable
13. The 2nd Law: Isolated System

La patte Muse écorchée

L’album démarre fabuleusement bien avec ce morceau composé pour le prochain 007 (remporté par Adele), un morceau puissant, rock, qui peut rappeler les anciens bons albums. Néanmoins je ne peux résister au fait de vous dire que le solo à la guitare rappelle fortement l’Été indien de Joe Dassin… *snif pourquoi ?!*

Le groupe anglais a tenté énormément de choses nouvelles, et s’est éparpillé jusqu’à avoir un peu tout, un peu rien. Plus de patte Muse, seulement de l’emprunt entre du David Bowie, du Queen, du U2, et du  Prince par exemple… Mais est-ce si mal d’emprunter ? Pas vraiment, mais le groupe détenait un style propre à eux et plus rien du passé n’a été retenu de leur part (mis à part le côté lyrique, pop et orchestral de The Resistance). Une perte évidente d’identité accentuée par ce schmilblick de titres aux genres si contrastés : Nous avons droit à des morceaux électroniques dubstep / trance qui nous déstabilisent beaucoup ("Follow Me", "Madness" et "The 2nd Law: Unsustainable" notamment), du pseudo-funk, du progressif ou encore de l’orchestral.
Et là où le genre est très ancré, "Animals" se retrouve dépourvu d’émotions et de repères, excepté à la fin avec ces quelques mélodies orientales mêlées à ces rugissements d’hommes testostéronés.

La basse en distortion/overdrive de Christopher Wolstenholme s’éteint dans ce gavage musical, transformé en un pot de fleur générant des sons .midi qu’un ordinateur pouvait très bien faire, excepté dans quelques titres comme dans "Panic Station" ou "Liquid State" où on peut encore le porter à crédit. Dominic Howard (batterie) quant à lui navigue sur la même vague que son ami par ces rythmes beaucoup moins travaillés qu’auparavant même si ses partitions n’ont jamais été d’une originalité particulière. Plus aucune créativité de leur part, on peut également noter la disparition du rock (où es-tu ? *écho*), le bon rock frénétique et puissant que l’on pouvait entendre dans Knights of Cydonia ou Stockholm Syndrome n’en est plus.

D’ailleurs, la pré-fin se retrouve très léger, flottant, avec "Explorers", "Big Freeze", et "Save Me". Et ce n’est pas plus mal vu tout ce qu’on s’est pris juste avant.  Le repos prend fin avec "Liquid State", un morceau étonnant puisque pour la première fois le bassiste prend le micro en main. Cela confirme encore mes pensées quant à la volonté de Muse de vouloir faire de l’épique avec les violons, le piano, les chœurs, le chant lyrique et j’en passe (tendance très clairement remarqué depuis The Resistance, à noter). Le couteau s’enfonce à nouveau dans la plaie avec ce qui suit : "The 2nd Law: Unsustainable" et "Isolated System", du grand n’importe quoi surtout pour le premier nommé, plongé dans du pseudo-dubstep refait à la guitare. Le dernier morceau quant à lui, s’inspire énormément du morceau de Jennifer Haines "The Storm Begins" et arrive à boucler la boucle correctement.

Conclusion

Vous l’aurez remarqué, le mot épique revient à nombreuses reprises tout au long de l’article et ce n’est pas pour rien. À la recherche d’une évolution et d’un nouveau visage, cet album est sans aucun doute un signe de volonté de transition. Une envie qui leur coûtera très cher puisque pour ma part je n’aurai retenu que deux morceaux qui sont Supremacy et Panic Station (bassiste en slap oblige).
Après l’album moyen des Red Hot et de Bloc Party, le rock en mange encore dans les parties génitales avec "The 2nd Law" de Muse, un album expérimental rempli d’incompréhensions (et de violons…), qui n’est autre que la suite logique d’un "The Resistance" en demi-teinte.

Ma note
*****

One thought on “Muse "The 2nd Law"

  1. Finalement , après une réécoute de l’album assez intense, j’y trouve d’autres qualités, même si l’ensemble reste trop moyen. Je te rejoins sur beaucoup de points, mais j’ai par ailleurs aimé la conclusion, que j’ai trouvé relativement bien faite. Pour le retour du rock n roll, écoute le nouveau KIss, c’est très simple mais ça a au moins le mérite d’être efficace. Mais force est de constater que quand tous les papys nous aurons lâché, comptons au grand max une dizaine d’années, la relève sera déjà partie bien loin…

    Angry Jim ( ;) )

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