Celui qui avait (enfin) vu… Gravity

Ça y est, je l’ai vu : Gravity au cinéma et en 3D ! C’est pas trop tôt, après tout le buzz que ça a fait, et après tous cet encensement que j’ai pu vivre par le biais de mes proches (et des moins proches), je vais enfin vous donner mon avis et vous dire si Gravity est à la hauteur de ce que l’on m’a transmis.

gravity-affiche

Le contexte

Une équipe américaine d’astronautes composée du vétéran Matt Kowalski (joué par Mister Nespresso), et d’un autre gus que l’on va vite oublier accompagnent la scientifique Ryan Stone (interprétée par Sandra Bullock) pour bidouiller rapidement une machine dans l’espace mais les choses se passent mal, les Russes (encore eux !) voulant détruire un de leur satellite, se disperse à pleine vitesse en direction de nos américains et finit par les percuter, les séparant les uns des autres.

Stress et haute voltige

Le film au budget énorme nous tient en haleine durant tout le film, et m’a même eu à plusieurs moments. Un stress intense et constant, vrillé par cette bande sonore torturée, pleine de violons crispés qui nous donnent cette sensation d’étouffement dans un endroit infiniment grand et sans limite.

La réalisation est incroyable et bien plus subtile qu’on le pense. Au delà du formidable cadrage dans lequel on est projeté, il y a également un travail sur l’immersion qui est très poussée : Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais on se retrouve pendant la première partie dans le casque de Matt Kowalski (on entend donc Ryan comme dans un casque alors que Mr Nespresso est écouté comme quelqu’un qui n’a pas de casque) tandis que visuellement on est à la place de Ryan, parfois à côté (tel Matt l’est), puis par d’autres moments beaucoup plus loin, tel un micro élément spectateur de la catastrophe. Puis dès l’instant où ils se retrouvent séparés, nous plongeons directement et pleinement dans Ryan Stone (pas d’interprétation salace voyons bande de coquins…) et ne faisons qu’un avec elle.
On vit son stress, sa panique, et son manque de repères et son incompréhension à l’environnement qui l’entoure. D’ailleurs à ce niveau là Sandra Bullock fait un boulot remarquable, et Georges Clooney lui est impeccable, il fait ce qu’il sait mieux faire : un beau gosse de la cinquantaine impertinent et drôle même à des moments critiques, qui garde son calme par ses nombreuses années d’expériences en tant qu’astronaute.

Et à côté, on n’oublie pas l’esthétique qui habite le film durant toute sa durée qui est juste waow. On oublie même par moment la présence des deux acteurs, yeux rivés dans l’espace.

Enfin pour finir ce qui est bon avec ce film blockbuster, c’est que ça n’a pas du tout l’air d’un blockbuster. La fin s’arrête là où il faut et heureusement qu’il n’y a pas la suite avec Mr Nespresso. Un grand bravo pour avoir conservé ce choix messieurs Cuarón.

J’ai tendance à dédier une partie de l’article à ce que je n’ai pas aimé, ou à ce qui m’a titillé, mais je dois avouer que j’ai tout aimé… Réellement, si ce n’est que c’est encore de méchants russes qui ont foutu la pagaille, un peu clicheton mais bon on peut bien passer outre pour une fois.

Conclusion

Gravity est un film qui m’a séduit et qui a tenu ses promesses. Un blockbuster taillé journal intime qui arrive par le biais d’une réalisation léchée à nous immerger dans la tête de Ryan Stone perdue au milieu d’un espace infini accompagné d’un stress présent grâce à cette formidable bande son. On a cette sensation que le film dure 3 heures alors qu’elle n’en fait que la moitié telle l’angoisse est permanente. Chapeau bas.

Ma note
09/10

Leave a Reply

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s