20syl « motifs », un succès pour ce premier EP ?

Le talentueux 20syl, MC d’Hocus Pocus et DJ chez C2C nous sort son tout premier EP intitulé Motifs. Après avoir sillonné différents paysages le voilà seul à bord aux commandes de ce nouveau navire. Alors, convaincant ou non ?

20syl-Motifs-EP

Je suis un grand fan de ce que fait Sylvain Richard dans tous ses domaines : un MC incroyablement bon, un DJ mêlant électro, hip-hop et soul, que dire de plus ? Le MC au placard, le compositeur se fait plaisir et nous dévoile son talent à stacker les patterns et c’est très réussi. Continuer la lecture

20syl « Kodama », nouveau single

Hello à tous, je fais une minuscule apparition pour vous montrer le tout dernier clip de 20syl (C2C, Hocus Pocus entre autre) sur le single de son nouvel EP « Motifs », Kodama. Un très joli clip qui met en exergue ses instruments de folie. Promis d’ici une semaine je serai de retour avec pleins de bonnes nouvelles et de bonnes choses à vous partager. ;) Enjoy !

20syl-kodama

Gliding Soul « Travelling With Mr.Who »

Sorti depuis peu, le second EP de Gliding Soul intitulé « Travelling With Mr.Who » arrive avec une toute nouvelle approche vis à vis de son aîné « Gliding Soul EP » (sorti l’an passé) et montre les crocs (D’ailleurs je vous invite à lire l’interview que j’ai fait sur eux si vous êtes curieux). Que donne vraiment ce nouveau bébé du groupe français ? Réponse dans la suite de l’article !

Travelling With Mr.Who est le deuxième EP du groupe français

1. Oceans
2. The Submissive
3. Double Trouble
4. In The Pathway
5. Throes of Obession

Une toute nouvelle direction

L’album se construit en cinq morceaux, par un voyage torturé, entre différentes émotions passant par des dynamiques plus ou moins lentes, énormément basées sur du métal avec une certaine touche rap. D’ailleurs on peut sûrement sentir la grande inspiration Rage Against The Machine de la part de Benoit Derat (chant).
On commence avec « Oceans », un morceau plongé dans le néant par ces bourrasques de vent, comme si l’on se trouvait seul dans une tempête de neige. Les échos de Benoit et la guitare de Ludovic y contribuent puis crescendo nous tombons sur cette explosion et ce punch que nous offre « Oceans », un très bon morceau nous mettant vite l’eau à la bouche pour la suite.

Puis on enchaîne sur le single « The Submissive », très puissant, frénétique et qui monte d’un cran par rapport au morceau précédent. Des mélodies à la guitare discrète mais très présente à la fois, calé (tout comme la basse de Maxime Ilczuk) sur la batterie de Cyril Merlaud qui envoie du très gros pâté.

Nous arrivons ensuite dans ce qu’on peut qualifier d’œil du cyclone de l’EP, avec « Double Trouble », puissant par ces riffs de guitare très présents tout en sentant cette lourdeur sur chaque coup de batterie. On n’oublie surtout pas ces soupirs qui laissent place à la basse bien grasse et lourde de Maxime, que l’on aime tant. Quelques accélérations néanmoins à certains moments, comme une hâte, une certaine volonté de trouver la sortie sous peine d’être condamné. C’est alors qu’au milieu du morceau se trouve ce combat, cette recherche de soi, accompagné des cris de Benoit Derat avant de retomber à genoux, épuisé, cherchant le second souffle pour continuer de l’avant pour enfin terminer brutalement, un noir total.

« In the Pathway » prend la suite et se montre plus dynamique (au même niveau que « The Submissive »). Un morceau très complet où tout le monde trouve sa place et où seul Ludovic (Guitare) se retrouve pilier du morceau, même au changement de rythme (assez surprenant, mais plaisant) ! À noter que j’adore ce bridge vide où le chant et surtout la batterie s’exprime dans ces espaces, par ces rythmiques hip-hop frénétiques. Un morceau qui m’a légèrement rappelé Lostprophets (de l’album Start Something seulement) par ces intonations, avant la dernière partie où un changement brutal du rythme s’y fait.

Le voyage prend fin avec « Throes of Obession », titre tiraillé entre la colère et la tristesse, notamment lors du bridge par cette guitare aux airs espagnols : un grande vide s’y crée par cette ligne de basse dansant nonchalamment autour de ce duo mélancolique guitare/batterie, avant l’explosion salvatrice, rappelant beaucoup le groupe In Flames à ce moment précis. Un voyage guidé par ces riffs (toujours aussi bien placés) nous mènent sur le dernier cri, l’épuisement total, l’adieu.

Conclusion

Ce nouvel EP prend un chemin bien différent de son aîné à l’image du nouveau chanteur Benoît Derat (qui hisse le groupe vers le haut), parce qu’il faut le dire le premier EP manquait de bouteille, et semblait un peu trop naïf. Nous faisons face ici à quelque chose de bien plus sombre, de puissant, de lourd, de grave, et de plus profond surtout. Chaque titre a son visage, aussi séduisant soit-il et garde cette patte que Gliding Soul sait préserver. Un très bon album de métal que je vous recommande, et ils sont Français (que l’on a toujours tendance à rabaisser) ! Le quatuor semble être parti sur une bonne vague et on espère que cela va continuer.

Ma note
*****

Balance and the Traveling Sounds « Lost Luggage EP »

Ce groupe vous est inconnu et pourtant si vous êtes amateurs de jazz hip-hop (touche neo soul / funk rock) il a tout pour vous séduire ! Balance and the Traveling Sounds (BTS) est composé de musiciens venant de tous les USA (Los Angeles, San Francisco et San Diego) et propose quelque chose de très dansant, d’éclectique et de très propre. D’ailleurs je vous recommande vivement d’écouter leur 1er EP « Departure’ (en streaming ici) où une reprise de « Something About Us » des Daft Punk a été majestueusement bien faite.

Lost Luggage est le 2e EP de BTS
  1. Jump to It
  2. CREAM/No Diggity
  3. Shakedown
  4. You Just Ain’t Right
  5. Make Your Move
  6. California Love (BTS Mix)

Lost Luggage est donc leur deuxième EP (sorti le 17 juillet dernier) et commence avec du très lourd avec « Jump to it », un morceau dynamique mêlé entre du jazz et du funk très puissant par ces riffs de guitare frénétiques.
On change d’ambiance avec le deuxième titre « CREAM/No Diggity », toujours basé sur du jazz mais sur des grandes touches de hip-hop pour ensuite glisser sur du neo soul. Très efficace et accrocheur (surtout à partir de la deuxième moitié du titre), je dois avouer que j’adore ça !
Shakedown laisse la guitare faire son entrée fracassante puis se calme un peu plus loin : un morceau auquel je n’approche pas forcément et qui fait légèrement tomber la dynamique même si le morceau est en soi très bien fait.
Le quatrième titre « You Ain’t Right » ralentit définitivement la cadence par son rythme amoureux et posé (Il en fallait bien un comme ça), et nous offre un joli petit solo entre la guitare et le saxophone.
On passe (enfin) à une grosse basse bien présente avec Make Your Move, avec un beau duo entre les deux chanteurs du groupe (un rappeur et un chanteur « standard », plus néo soul) et qui est vraiment très sympa à écouter !
Et pour finir, le groupe reste sur la même structure que son 1er EP en faisant une reprise. Et après Daft Punk c’est California Love de 2PAC. Plutôt étonnant mais puissant, ils arrivent à incruster intelligemment le thème des Flics de Beverly Hills d’Halter Faltermeyer et je ne m’arrête plus de l’écouter en boucle !

Bref vous l’aurez compris, BTS reste sur ses bonnes bases en mélangeant le jazz avec de nombreux genres et on ne peut qu’aimer ! Un joli coup de cœur qui va bien occuper la fin de mon été. D’ailleurs, vous pouvez télécharger gratuitement leur EP sur leur site officiel. Bonne écoute ! ;)

Ma note
*****

Ovall « Heart Fever »

Après leur 1er album époustouflant « Don’t Care Who Knows That » sorti en 2010, le groupe de Soul/Jazz/Hip-Hop Ovall sort son 1er mini-album « Heart Fever ». Une nouvelle évasion comportant six morceaux dont deux reprises de deux autres morceaux issus du mini-album. Ont-ils réussi à nous faire évader à nouveau ? Je vous rassure l’article n’est pas long, et la réponse est dans la suite de l’article. ;)

Ovall sort son premier mini-album « Heart Fever »

1. Water Dream
2. Feverish Imagination
3. Beautiful Love
4. Moon Beams
5. Moon Breams (reprise)
6. Feverish Imagination (reconstruction)

Honneur à la guitare

Dans ce mini-album on peut retrouver en fait quatre « vrais » morceaux, et deux retouches si on peut dire ça comme ça (de Moon Beams et de Feverish Imagination). Le premier morceau, Water Dream, nous glisse doucement dans un monde plongé envoûtement et bruits de voiture, le tout cadencé par des percussions de snap fingers et des clap hands avant de nous faire basculer dans leur single « Feverish Imagination ».
Emblème du mini-album, il contient tous les ingrédients jazz hip-hop pour un morceau posé comme on aime (mon véritable coup de cœur de l’EP !). Le groupe trouve sa petite nouveauté en mettant en avant la guitare de Shingo Sekiguchi, et on le sent bien plus présent que sur leur premier album (on a même le droit à un solo sympathique de sa part sur Beautiful Love).

Moon Beams mène la danse par ce piano mélodique accompagné du fameux beat hip-hop/jazz et ajoute sa nouveauté au nouveau bébé d’Ovall. Un morceau quasiment dédié au clavier qui refait tomber la cadence des deux morceaux précédents. Pour un beau coucher de soleil, on ne peut pas rêver mieux. ;)

Qu’en est-il des deux reprises ? Du bonus, clairement, qui ne sont là que pour étoffer l’EP. Mais ils ne sont pas à négliger attention, cela reste tout de même de très bons morceaux même si j’ai légèrement moins apprécié la reconstruction de Feverish Imagination, le dernier titre.

Conclusion

Ovall s’en sort très bien avec « Heart Fever » et nous emmène dans un voyage aussi magique que leur 1er album (Don’t Care Who Knows That). On en redemande, et on en veut toujours et encore. Ils excellent dans leur façon de nous faire planer, même si ce fut très court et tout le mal qu’on peut leur souhaiter c’est de continuer sur cette voie, à nous surprendre de la plus belle des manières.

Ma note
*****

Woodkid « Run Boy Run »

Si vous ne connaissez pas Woodkid, il temps de vous ruer sur son EP « Iron » sorti en mars 2011 pour savoir de quoi il en retourne. Français de 29 ans, ce musicien est tout d’abord connu sous son véritable nom, Yoann Lemoine, directeur artistique de grand nom qui a notamment réalisé les clips de Katy Perry (Teenage Dream), Taylor Swift (Back to December), Mystery Jets (Dreaming of Another World) ou encore Lana Del Ray (Born to Die). Puis pour la sortie d’Assassin’s Creed: Revelations, son morceau phare « Iron » a été choisi pour rythmer leur trailer, ce qui l’a propulsé sur la scène musicale.

Bref vous l’aurez compris, ce petit frenchie bosse bien voire très bien et vient de sortir son dernier single « Run Boy Run », que j’avais hâte d’écouter !

Mais vous n’avez plus de pieds Lieutenant Dan…

Alors que donne ce nouveau morceau ? A la première écoute je dirai que ce serait la synthétisation de son dernier EP « Iron » : un mélange de percussions et de violons dont il mélange si bien, le tout précipité dans une course tel le petit  garçon dans sa fuite.

Une base beaucoup inspirée de ce que l’on pouvait entendre sur le morceau « Iron » mais en plus joyeux, en passant des ténèbres à la lumière, comme si l’on pouvait comprendre que le garçon avait réussi. Et cela Woodkid le fait très bien puisqu’en décomposant le morceau on comprend très vite au début la peur qui habite l’enfant par ces percussions, ces lames tranchées se frottant au mur, la cloche sonnant au loin… Mais cette peur s’en va peu à peu par l’intervention crescendo des violons, jusqu’au milieu du titre où les percussions, illustration du coeur battant, disparaissent. Et à partir du 3/4 du morceau on peut d’ores et déjà imaginer le garçon dehors, libre, et vivant.

Nous voilà donc face à une très belle pièce réalisée par Woodkid qui arrive à nous envoûter et à nous emmener brusquement dans cette aventure par ces percussions, ces violons mais sans oublier sa voix au timbre unique.

Ma note
*****